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Brèves
"L’Appel des Appels » le mercredi 09 septembre à la MRES (23 rue Gosselet à Lille) à 20h30.
dimanche 30 août

Les Amis du Monde Diplomatique ont le plaisir de vous convier à leur réunion de rentrée le mercredi 09 septembre à la MRES (23 rue Gosselet à Lille) à 20h30.

Nous aurons l’occasion d’avoir une présentation suivie d’un débat sur le thème "L’Appel des Appels » avec le Comité local de Lille de l’Appel des Appels

« A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture après avoir plongé l’économie dans une crise sans précédent. ». Tel est le sens de l’Appel des Appels lancé en ce début d’année et dont nous débattrons ensemble.

 
Sortir Salah Hamouri de sa prison israélienne
jeudi 20 août

Sortir Salah Hamouri de sa prison israélienne

Salah Hamouri, jeune franco-palestinien de Jérusalem, est enfermé depuis plus de trois ans dans une prison israélienne après un procès tout à fait illégitime, car Salah a été traduit devant un tribunal militaire en Cisjordanie occupée. Pour les accusations (intention d’assassinat d’une personne qui se porte comme un charme, appartenance à un parti de la résistance) ayant conduit à sa condamnation à sept ans de prison, jamais l’ombre d’une preuve n’a pu être avancée. C’est bien un innocent qui se trouve enfermé loin de chez lui et condamné à le rester encore pour trois ans.

Alors que l’espoir d’un élargissement s’ouvrait avec la réunion de la commission chargée des remises de peines, fin juillet, non seulement la réponse a été négative, mais de nouvelles accusations tout aussi arbitraires ont été avancées par les juges militaires. Le consul de France adjoint a été interdit de salle d’audience, au mépris du droit international.

Combien de temps encore les dirigeants français vont tolérer l’enfermement de notre compatriote ? Vont-ils continuer de s’abstenir de mettre en cause le caractère « légal » du jugement qui frappe Salah Hamouri, en demandant la « clémence » ? Se borner à cela permet la réponse négative de Nétanyhou à la lettre de Sarkozy. Il faut exiger l’application du droit. Là se trouve la clé de la liberté pour Salah : les autorités françaises doivent mettre en cause une sentence totalement illégitime. Et seule la mobilisation populaire pourra les y amener.

Pour la liberté de Salah Hamouri, il faut encore plus d’actions, et il nous faut être encore plus nombreux. Les plus hautes autorités françaises doivent parler vrai à Israël. Elles doivent exiger la libération immédiate de Salah Hamouri, victime de l’occupation israélienne, et condamné par des tribunaux illégaux. Sarkozy doit exiger la liberté pour Salah.

Vendredi 21 août 18 h 30 Rassemblement à Lille Grand’ Place Pour la libération immédiate de Salah Hamouri

Pour le comité régional de soutien à Salah Hamouri :

Jean-Claude Dulieu Président MRAP

Gérard Minet LDH

Rudolf Bkouche UJFP Union Juive Française pour la Paix

Jean-François Larosière AFPS 59/62

La communauté palestinienne du Nord

 
Manipulation des sondages : un article indispensable sur le site de la Fondation Copernic
jeudi 4 juin

par Alain Garrigou, professeur de science politique à l’université Paris X-Nanterre, auteur de L’ivresse des sondages, Paris, La Découverte, 2002.

lien vers l’article

A l’approche des Européennes, les sondages se multiplient. Mais, au vrai, ces dernières années, journalistes sans idées, professionnels de la politique et experts auto-proclamés en « plans médias » en commandent toujours plus. Pire : ils s’en recommandent pour bâtir communications, programmes et stratégies. Faut-il croire les sondages ? On sait depuis Pierre Bourdieu que « l’opinion publique n’existe pas », indépendamment de sa fabrication par les sondeurs. Opinion Way va plus loin, mais constitue un cas d’école. Se reporter au site neuf mais d’utilité publique : http://www.observatoire-des-sondages.org.

L’entreprise de sondages en ligne Opinion Way remplace TNS-Sofres comme partenaire de TF1 pour les élections européennes de juin 2008. Au-delà de l’événement commercial, c’est un tournant dans l’histoire des sondages politiques. Opinion Way réalise en effet des sondages en ligne et non par téléphone ou en face-à-face comme les anciens instituts. Dans son rapport sur l’élection présidentielle de 2007, la commission des sondages avait exclu ce type de sondages de son contrôle. Malgré une visite d’explication de la méthodologie effectuée par les responsables de l’entreprise. A plusieurs reprises cependant, les enquêtes d’Opinion Way faisaient état de la mention légale « fiche détaillée disponible à la commission des sondages ». On pouvait deviner une effort de longue haleine pour obtenir la reconnaissance officielle. Alors que ces notices sont légalement accessibles aux citoyens, nos demandes réitérées d’éclaircissement sont demeurées sans réponse. La reconnaissance a donc été enfin accordée en catimini.

Ce dénouement était prévisible pour une raison économique de coûts : les sondages en ligne sont moins coûteux et l’on sait que les enquêteurs téléphoniques ont de plus en plus de mal à trouver des sondés. L’évolution était donc inscrite dans l’évolution économique de cette activité. D’autre part, les liens politiques existant entre les dirigeants d’Opinion Way et l’UMP et donc l’Elysée aujourd’hui, sont bien connus. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que TF1, chaîne de télévision proche de Nicolas Sarkozy, choisisse ce nouveau partenaire pour couvrir les élections européennes comme un banc d’essai pour les futures élections présidentielles.

La reconnaissance par la commission des sondages, organe officiel de contrôle composé de hauts fonctionnaires, est autrement problématique. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour deviner les pressions du pouvoir. La question de la rigueur méthodologique des sondages en ligne aurait-elle été résolue pour justifier son revirement ? La réponse est bien évidemment négative. Selon une étude effectuée en 2006 par Esomar, organisme européen regroupant les instituts de marketing et donc peu suspecte de critique excessive, les sondages en ligne ne sont guère fiables puisque 57 % des internautes admettent mentir. Mais plutôt que les graves questions méthodologiques sur la représentativité des échantillons d’internautes et autres problèmes de questionnement, l’usage d’internet introduit un changement capital dans ce qu’on pourrait appeler l’économie morale des sondages. Les internautes ne sont en effet plus sollicités au nom d’une expression citoyenne et gratuite mais en se voyant offrir la chance de gagner à un jeu de loterie des biens de consommation (appareils photos, bons d’achat, etc.). En d’autres termes, les nouveaux sondages sur les opinions politiques ou les intentions de vote sont donc payés aux sondés. Est-il besoin d’insister sur la révolution de principe introduite par ces sondages quand on sait par ailleurs la place croissante que les sondages ont prise dans la politique des régimes démocratiques. Comment Opinion Way truque un sondage

Aux ordres de l’Elysée, l’officine de sondage Opinion Way – Opinion ElyseWay - est tellement aux ordres de l’Elysée qu’elle vient de se livrer à un trucage. Le Figaro du 30 mai 2009 publie un sondage en ligne sur la confiance à l’égard des dirigeants européens dans plusieurs pays. A la une, il n’est question que de Nicolas Sarkozy. On apprend en page 3 que la chancelière Angela Merkel le devance. Qu’importe puisque seul Nicolas Sarkozy importe. Cela est d’ailleurs inscrit dans la fiche technique du sondage. L’échantillon de plus de 4000 internautes « couvre » quatre pays : Allemagne, Grande Bretagne, Espagne et Italie. Nous passerons sur la méthodologie revendiquée du sondeur en ligne, qui sont une insulte à la méthodologie scientifique, pour nous arrêter à un vice caché.

Tous les dirigeants ne sont pas traités de la même manière : les internautes sont interrogés sur leur dirigeant national… sauf Nicolas Sarkozy. Comme la fiche technique l’indique, il n’y a pas d’échantillon français. Or, la symétrie exigerait que les Allemands ne soient pas interrogés sur Angela Merkel comme les Français sur Nicolas Sarkozy, et que par contre, les Français soient interrogés sur Angela Merkel comme les Allemands l’on été sur Nicolas Sarkozy. Et ainsi de suite. A quoi bon ? Cette « erreur » est éclairante : il ne s’agissait que de Nicolas Sarkozy. Les autres dirigeants ne sont que des faire-valoir. En outre, les Français auraient fait baisser son taux de confiance. Ainsi un sondage truqué peut-il être mis sur la place publique à des fins de propagande en pleine campagne pour les élections européennes.

Le trucage est-il délibéré ou involontaire ? Probablement, les truqueurs n’ont-ils pas eu pleinement conscience de ce qu’ils faisaient. Ils étaient en effet occupés par leur objectif de fournir un bon sondage pour Nicolas Sarkozy et les listes UMP. C’est en effet moins la tricherie qui est grave que le système qu’elle révèle un peu plus. Le pouvoir politique contrôle un institut de sondage en ligne, économique et rapide, qui répond à ses demandes. Aux mains des amis du Président, la presse gouvernementale favorable à ce pouvoir publie les résultats. Quant aux sondeurs concurrents, ils ne protesteront pas publiquement tant ils sont eux-mêmes dépendants des commandes d’Etat. L’Elysée et ses alliés expérimentent le dispositif qui doit les faire gagner en 2012. Cela ressemble de plus en plus à un dispositif totalitaire. Quand le client commande jusqu’aux réponses…

Un sondage Opinion Way sur les opinions de quatre pays européens à l’égard de quelques chefs de gouvernements a servi de prétexte à l’éloge de Nicolas Sarkozy. C’était une contribution du Figaro (30-31 mai 2009) à la campagne de l’UMP pour les élections européennes. L’éloge reposait sur un trucage du sondage. Sans doute pas totalement sûrs d’eux, les sondeurs en ligne ajoutaient un autre trucage que l’observatoire des sondages gardait pour la bonne bouche. Les bonnes opinions en faveur de Nicolas Sarkozy atteignent en effet le taux étonnant de 51%. Juste de quoi passer la barre de la majorité qui faisait le titre du Figaro. Comme on l’a vu, cela était permis par l’absence d’un panel d’internautes français contrairement aux autres dirigeants européens. Il restait néanmoins à savoir comment était obtenue cette courte majorité. En se reportant aux chiffres détaillés du sondage, on obtient la réponse.

Nicolas Sarkozy obtient 31 % de bonnes opinions en Grande Bretagne, 49 % en Allemagne, 63 % en Italie et 59 % en Espagne. Cela fait exactement une moyenne de 50,5% arrondis par Opinion Way à 51%. Or, les populations de ces pays ne sont pas les mêmes. Si on effectuait les mêmes opérations de représentativité qui sont revendiquées par la fiche technique du sondage et qui prévalent en outre dans le nombre de sièges au parlement européen, il faudrait pondérer par la taille des populations. Pour comprendre la supercherie, il suffit d’imaginer que l’un des pays soit le Luxembourg avec ses 500 000habitants et qu’il compte autant que l’Allemagne avec 82,4 millions d’habitants. Bien entendu, il ne viendrait pas à l’esprit de faire comme si ces pays étaient équivalents. Sans être aussi différents, la population de l’Allemagne est néanmoins presque deux fois plus nombreuse que celle de l’Espagne (43,2). Or ce sont les pays les plus peuplés qui donnent les plus mauvais scores à Nicolas Sarkozy. En tenant compte de l’importance relative des populations, selon le principe habituel de représentativité dont se réclament les sondeurs, on obtient 49,5 % de bonnes opinions sur Nicolas Sarkozy. Opinion Way dispose donc de bons manieurs de calculette. On comprend mieux aussi le succès de cet institut de sondages en ligne qui est le partenaire et le pourvoyeur de TF1, LCI ou Le Figaro : le client ne commande pas seulement les questions mais les réponses.

A suivre…

 
Nouvelle brève
samedi 16 mai

Les commissions de l’emploi sont maintenant terminées.

Si vous souhaitez en savoir plus : contactez le syndicat au 06 85 33 91 12.

 
Tout va bien dans le meilleur des mondes.
jeudi 27 novembre

Vos collègues affirment que tout va bien et qu’il ne sert à rien de faire grève : un plan de 370 milliards d’euros à même été décidé pour le grand bien des banques françaises, soit en moyenne 15 000 € par salariés.

Les salariés de ce pays devraient être heureux de la bonne santé retrouvée de "leurs" banques.

Eh bien non, parmi les ingrats le quotidien Médiapart vient de publier "la carte de la crise sociale"

Il faut croire que les entreprises osent continuer les plans sociaux alors que "tout va bien".

 
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