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Brèves
Sortir Salah Hamouri de sa prison israélienne
jeudi 20 août

Sortir Salah Hamouri de sa prison israélienne

Salah Hamouri, jeune franco-palestinien de Jérusalem, est enfermé depuis plus de trois ans dans une prison israélienne après un procès tout à fait illégitime, car Salah a été traduit devant un tribunal militaire en Cisjordanie occupée. Pour les accusations (intention d’assassinat d’une personne qui se porte comme un charme, appartenance à un parti de la résistance) ayant conduit à sa condamnation à sept ans de prison, jamais l’ombre d’une preuve n’a pu être avancée. C’est bien un innocent qui se trouve enfermé loin de chez lui et condamné à le rester encore pour trois ans.

Alors que l’espoir d’un élargissement s’ouvrait avec la réunion de la commission chargée des remises de peines, fin juillet, non seulement la réponse a été négative, mais de nouvelles accusations tout aussi arbitraires ont été avancées par les juges militaires. Le consul de France adjoint a été interdit de salle d’audience, au mépris du droit international.

Combien de temps encore les dirigeants français vont tolérer l’enfermement de notre compatriote ? Vont-ils continuer de s’abstenir de mettre en cause le caractère « légal » du jugement qui frappe Salah Hamouri, en demandant la « clémence » ? Se borner à cela permet la réponse négative de Nétanyhou à la lettre de Sarkozy. Il faut exiger l’application du droit. Là se trouve la clé de la liberté pour Salah : les autorités françaises doivent mettre en cause une sentence totalement illégitime. Et seule la mobilisation populaire pourra les y amener.

Pour la liberté de Salah Hamouri, il faut encore plus d’actions, et il nous faut être encore plus nombreux. Les plus hautes autorités françaises doivent parler vrai à Israël. Elles doivent exiger la libération immédiate de Salah Hamouri, victime de l’occupation israélienne, et condamné par des tribunaux illégaux. Sarkozy doit exiger la liberté pour Salah.

Vendredi 21 août 18 h 30 Rassemblement à Lille Grand’ Place Pour la libération immédiate de Salah Hamouri

Pour le comité régional de soutien à Salah Hamouri :

Jean-Claude Dulieu Président MRAP

Gérard Minet LDH

Rudolf Bkouche UJFP Union Juive Française pour la Paix

Jean-François Larosière AFPS 59/62

La communauté palestinienne du Nord

 
Le 24 juin, une très forte mobilisation.
La journée de mobilisation interprofessionnelle du 24 juin appelée par la CGT, la CFDT, la CFTC, la FSU, l’UNSA et Solidaires a connu une très forte mobilisation.
jeudi 24 juin 2010
par Verdonck
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Le nombre d’arrêts de travail dans le secteur privé, les chiffes de grèves dans le secteur public, le nombre de manifestant-es (deux millions) dans tout le pays : tout indique qu’un saut qualitatif important a été franchi dans la construction du rapport de forces. Le gouvernement misait sur l’approche de la période estivale pour afficher le soutien de la population à son projet, il en est pour ses frais !

Les manifestant-es ont exprimé leur refus de l’injustice que constitue ce projet de loi. Le gouvernement a pendant des mois martelé dans sa propagande que ce serait une réforme juste, faite au nom de l’équité : depuis la publication du projet de loi le 20 juin dernier, chacun et chacune a pu mesurer que cette réforme était profondément injuste et qu’elle pénaliserait les salariés les plus défavorisés, les moins bien payés, les plus précarisés, en particulier les femmes et les jeunes générations.

Cette réforme est faite sur mesure pour « rassurer les marchés » financiers ; elle s’inscrit dans le plan d’austérité que le gouvernement veut nous faire avaler : report de l’âge légal de la retraite, allongement du nombre d’annuités, baisse du niveau des pensions, blocage des salaires des fonctionnaires, nouvelles annonces de suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… Pendant ce temps, une minorité de privilégiés, les actionnaires et les grands patrons, s’enrichissent toujours plus.

Oui, il est possible de financer notre système de retraite par répartition, de maintenir les 60 ans et les régimes spéciaux, de revenir sur les réformes de 1993, 2003 et 2007 : pour cela, il faut une autre répartition des richesses !

Pour l’Union syndicale Solidaires, la pression sur le gouvernement doit se développer pour lui imposer le retrait de ce projet de régression sociale. Pendant l’été, les initiatives doivent se poursuivre dans tout le pays, en particulier autour du 13 juillet, lors de la présentation en conseil des ministres du projet de loi. Le succès d’aujourd’hui doit permettre de nouveaux rendez-vous de grève interprofessionnelle pour la rentrée. Pour imposer le retrait de ce projet, il faut préparer un mouvement d’ensemble, une grève générale : c’est le rapport de forces qui obligera le gouvernement à céder. Pour l’Union syndicale Solidaires, c’est lors du démarrage du débat parlementaire en septembre que nous devrons construire une mobilisation encore plus forte. Dans ce sens, l’Union syndicale Solidaires proposera lors de la prochaine intersyndicale qu’une date de mobilisation interprofessionnelle le plus tôt possible en septembre soit d’ores et déjà fixée.

 

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